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« Les parents ou l’art de la planification d’activités »

Hier samedi, alors que j’étais dans le vestiaire revenant de la piscine avec notre petit 2e (pendant qu’à la même heure l’ainé à qqs kms de là s’apprêtait à partir avec sa mère pour la Capoeira), j’ai vu débouler un père accompagné de son fils, ce dernier en kimono, demandant à son père s’il avait bien son carnet de piscine.

Quelques minutes plus tard, le kimono est troqué pour le slip de bain. « Belle optimisation » dis je au père, admiratif. « L’ainé est encore au judo avec sa mère. Mais ce sera tout pour la fin de semaine, on voulait se préserver le dimanche ». De notre côté j’aurais aimé préserver notre dimanche, mais en même temps je voulais que Nathanael, l’ainé, puisse faire comme son cadet de la piscine cette session car Léandre, le plus jeune, est en effet plus à l’aise à priori dans l’eau et j’aimerais que l’ainé ne se sente pas laissé pour compte. Certes il fait de la capoeira en activité sportive et son frère n’a pas d’autre activité même s’il demandait à faire de la guitare, mais tout de même cela me faisait plaisir d’avoir une activité avec lui. Sur le papier en fait parce que rendu à son stade de piscine, il est tout seul dans l’eau. C’est d’ailleurs sûrement l’objet d’un autre article, mais ça me rend tout chose de me dire que les cours à le porter dans l’eau, lui soutenir la tête, c’est fini. Bref sur le papier donc, car en plus de laisser l’enfant seul dans l’eau, on est tenus de ne pas rester au bord de l’eau!

Me voila donc le dimanche matin à 9h dans un vestiaire glauque (quel vestiaire de piscine n’est pas glauque?) à lire mon livre. Et j’ai réfléchi au sens du sacrifice des parents pour leurs enfants. Sur le plan des activités particulièrement. On est nombreux finalement à vouloir faire pratiquer des activités sportives et artistiques à nos enfants, et à devoir jongler entre les déplacements, les inscriptions (on met au point des techniques pour qu’un parent soit dans la file d’attente pour les inscriptions en personne en premier dès 6h du matin pendant que l’autre clique frénétiquement sur le laptop pour rafraichir les pages d’inscription sur Internet et être sûr d’être le premier connecté), et la fatigue.

Sur la logistique, on ne nous avait pas prévenu avant d’avoir des enfants, de cette nécessité de réfléchir toujours en planification, en prévision, en optimisation de ressource. A chaque inscription de piscine par exemple, je regardais comment gérer les 2 à la suite puisqu’ils ne pouvaient aller seuls dans l’eau, puis quand 1 avait un cours sans parent, comment arriver à coincider. Bien évidemment il n’y a jamais le choix que tu veux alors tu changes l’un mais si tu changes l’un tu changes l’autre. Et encore on n’en a que 2.

Je me souviens en automne 2015 ça a été assez intense, le cours de l’un commençait à 8h30, on partait tous les 4, l’ainé restait dans la kfet avec sa mère pendant que je plongeais avec le petit, puis en sortant de l’eau à 9h je recupérais mes affaires dans le vestiaire pour hommes pour retrouver ma bonde et l’ainé dans le vestiaire familial mixte, on s’échangeait les enfants, un qui déshabille l’autre qui rhabille, je portais mes affaires dans le vestiaire pour hommes (moins de cohue et plus de place à la douche!), et hop cours à 9h15.

On partait plus tôt le dimanche matin à la piscine qu’en semaine pour la garderie. C’était intense et ma conjointe en conserve un assez mauvais souvenir.

Et avec l’hiver il y a le patin, tout va bien quand un seul s’y met, il a le support, les patins, mais quand le deuxième s’y met et qu’il faut gérer les 2, l’ainé est incité à se passer du support pour le passer au petit, et tu passes de l’un à l’autre.

C’est une vraie course en fait, une véritable schizophrénie imposée. Et encore une fois nous n’avons que 2 enfants, certains jonglent avec 4 ou 5 enfants, des activités sportives, artistiques, d’éveil, culturelles, bref la totale, et avec le sourire.

En tout cas au moment de la naissance, un cours de planification et logistique aurait été le bienvenu, mais en même temps cela nous aurait mis la puce à l’oreille sur le tempo qui nous attendait, right?

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