PHOTOMOGRAPHIE

habiller un enfant l’hiver (ce n’est ni une résolution, ni une sinécure)

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Bon techniquement ça prend 4 personnes pour habiller 2 enfants l’hiver, si on en fait un 3e, on met les voisins à contribution? Déjà l’hiver tu n’aimes pas t’habiller toi même, il y a 5 couches, parfois les vêtements encore trempés, ça annonce le froid qu’il va falloir affronter, mais en plus il faut habiller ta progéniture! Eux tu ne sais pas s’ils n’aiment pas s’habiller l’hiver, ou s’ils aiment juste t’en faire baver. Les fermetures éclairs qui ne se ferment pas, les gants qui ne s’enfoncent pas, les bonnets introuvables, tout ça en leur courant après.

Pour ensuite les mettre dans des sièges auto qui ont été façonnés sans doute sur le moule d’un lémurien pygmée, mais certainement pas un gamin, juge plutôt: les bretelles sont déserrées au maxi, impossible de l’attacher sans 1/ le faire hurler ou 2/glisser les bretelles au niveau des bras et le faire hurler. Ceux qui designent les sièges n’ont jamais vu d’enfants « Bon Steve tu as fini ton concept de siège je t’apporte un cobaye – oui j’ai fini oh mais qu’est ce que c’est que ça – un enfant – mon dieu c’est laid, ça bave et ça pue apporte moi plutôt un lémurien pygmée ça bouge moins on moulera le siège comme ça ».

Dans le fond ce qu’il y a de bien avec l’hiver et les enfants et l’habillage (la sainte trinité), c’est que tu ne sais pas ce que tu détestes le plus: les habiller, ou les déshabiller. Quand ils commencent à être habillés avant la garderie, passé un certain seuil ils deviennent plus amorphes, plus inertes, sans doute la couche de vêtements qui annihilent leur volonté et amoindrit leur mouvement (parce que le pote de Steve, Edmond, qui lui bosse au design de vêtements pour enfants, il a concocté des vêtements qui minimisent la marge de mouvement des rejetons façon « Playmobil »), le tout c’est d’arriver à ce seuil sans perdre son temps, son énergie, et sa patience. A l’inverse quand on les déshabille, ils retrouvent leur liberté et leur inspiration et autant enlever la première couche est d’une simplicité étonnante, autant les derniers éléments demandent de courir, l’attraper, le coincer tout en se protegeant les tympans, et retirer les derniers vêtements. C’est la règle classique du 80/20.

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